J’ai touché l’eau de semaine

IMAG0501_BURST002_COVER.jpg

Je ne savais pas les mots de la nuit, je ne savais pas les mots de la vie,                                   je ne savais jouer et j’ai dansé à en mourir sur le parvis d’un matin gris,                             le bleu du ciel vint peu à peu laver mes rêves et ramasser le bois mort d’être ici.           Les feuilles sont tombées mais jamais l’amour. Le bout du monde n’est pas.                          La nuit est un soleil et le soleil un grand pays. J’ai senti sous ma paume                               la scansion de ton cœur, et dans ma main a coulé le désir comme une eau de semaine.     Le temps a pris la forme de ton corps et j’ai tremblé dans la douceur et la violence de ce sable infini.

Tu as pensé…

1796454_926804410706574_7365482241497777350_n

 

Une image,

un navire au fond de toi,

pas en naufrage mais chahuté par de grands vents

et les ténèbres pour océan.

Tu as pensé l’aube frisante dans les herbes crues d’une pensée

et ton cœur, tu l’as laissé  comme un creux de sable que la mer a comblé.

Tu as pensé

et le jour a glissé sur ton front de silence

comme un peu d’eau dans la fente d’une pierre,

un peu de ciel dans le cristal d’une prière.

Un navire et déjà

un port dans le silence de l’être

un au-delà au dedans même de soi.

On pourrait se faire….

 

IMAG0515.jpg

On pourrait prendre le temps comme on prend le train

Partir à tout vent, chevaucher le néant

Boire à la lumière les mots nus de demain

Tendre sur le fil à linge de la nuit le poème présent.

On pourrait vivre si le vin de ne pas être n’était pas

Et l’on se ferait roi pour une fête dans les bois.

Viendras-tu mon amie la neige encore fraiche de rien

Seras-tu l’aube de mon orbe aux confins du silence

Je te veux nue et toute offerte à la paume d’aimer

Afin que naisse de tes seins un parfum de beauté.

 

Terres silencieuses

IMAG0495.jpg

 

Frères passants

Je n’ai pas écouté

Mes frères de bonté

la pluie sans larmes

et le galop de la lumière

dans les runes du monde.

Chemins de parler

Je n’ai pas voulu suivre

le chemin de parler

sans tremper l’inconnu

de mon pain quotidien

aux voiles d’horizon

où tremblent les demains.

Terres silencieuses

Demains brûlants

comme nés d’une fleur et du ciel

où les pensées fécondent

les terres patientes des regards confiants.