Et tout le reste avec ton cœur

Quelques ingrédients

Farine, beurre

Et tout le reste

Avec ton cœur

Avec tes mains

Des œufs,

Un peu de poésie

Avec tes yeux

Tes épaules tes seins

Et me voila à marcher dans la prairie de l’être

Farine beurre

Je sais que tu es là

Un peu de sucre aussi

Je sais que tu écoutes

Et la levure n’oublie pas la levure

Je sais que tu attends.

…qui se dresse jusqu’aux étoiles

C’est une pierre

C’est un mur très loin

Qui se dresse jusqu’aux étoiles

C’est le mauvais silence (…car il y a un silence qui nourrit)

Celui qui ferme (…il y a un silence qui ouvre)

Celui qui pèse (…il y a un silence qui élève)

Celui qui taille les yeux froids (…il y a un silence qui féconde)

Dans les yeux (…il y a un silence dans le  cœur)

De celui qui reçoit. (…il y a un silence pour toi)

Le temps est devenu la terre

On cherche encore

On cherche toujours

On est debout sur le printemps

La pierre a roulé sans un bruit

Le temps est devenu la terre

La nuit n’a plus son air indécis

On cherche encore

Un bruit de pas s’éloigne

Et nos yeux voient

Se faire et se défaire la nuit.

Avec des gestes à l’avenir de soi

(Il n’y a pas de lieu pour commencer. Tous les lieux sont des commencements. Même celui qu’on appelle le dernier. Tout les commencements sont des lieux et c’est bien là peut-être que les derniers sont les premiers. On ne sait pas trop. On interroge, mais sans parler, on regarde sans être sûr de l’horizon, on écoute pour s’éveiller…alors…)

Peut-être autre chose

où autrement

Dans une langue que l’on ne connait pas

Avec des gestes à l’avenir de soi

On ne sait pas le dire

On ne voit pas vraiment

On ne sait pas comment l’on voit

On ne sait pas mourir

Et c’est peut-être

Une autre fois.

Sur la fenêtre de la cuisine

On ne sait pas ce qui viendra

Mais peu importe. Le printemps

S’est fait attendre. La porte

S’est ouverte maintenant sur le jardin

De juin tout grand.

Il y a des moineaux dans les buissons.

Mais que font-ils ? leurs petites queues frétillent

Comme des reflets de soleil sur l’eau d’ici.

On a mis des miettes de pain sur la fenêtre de la cuisine.

Tellement (la pleureuse) — Si j’étais un arbre

(Il faut écouter cette chanson-poésie, c’est une tonalité mineure mais c’est superbe. JDesantec)

 

https://bandcamp.com/EmbeddedPlayer/v=2/track=2303523177/size=small/bgcol=333333/linkcol=ffffff/artwork=none/

… tellement la rivière a gelé tellement sa rive s’est érodée comme ce souvenir de toi qui s’en va un peu malgré moi j’oublie la forme de tes doigts le son reposant de ta voix tes grands yeux accrochés à moi tellement que je n’voyais que toi… Si cette chanson me tient à coeur, c’est […]

via Tellement (la pleureuse) — Si j’étais un arbre