Tu le diras encore

Tu le diras encore mais sans trop insister le ciel d’automne nous convie à des flammèches de beauté les feuilles tombent dans la  main de l’infini le frais nous dessine un visage de pluie nous avons des sommeils sans patrie et nos cœurs battent mesure d’enfance au milieu de la nuit.

                                                    Alors

Quand vous approcherez vos mains vos yeux votre voix même de silence de ces fruits solitaires et de ces mots sans vêture de rime sachez qu’ils ont muri sous un soleil d’absence et l’horizon que vous boirez en les portant sur votre langue est la limite franche où se termine et recommence mon enfance et votre oubli.