Pluie de saison

On parle un peu tout seul
On n’est pas vieux pour autant
On a l’âge du monde
On puise au fond du temps.
Le temps qu’il fait bien-sûr
Non pas le temps qu’il faut
Car on n’est jamais sûr
De parler vrai ou faux
C’est donc d’étoiles que sont
Les pluies de saison par ici
C’est dans la boue de nos sabots
Que nous parlons à l’infini
C’est là que nous taisons
C’est là que puisons
De temps en temps de jour
nos mots et notre nuit.