Le pays invisible

Ce ne sont pas des choses très compliquées, cependant pas toujours faciles à dire. Le temps qu’il fait, par exemple, sa couleur, son odeur, sa température…et pas seulement comme une relevé de météorologie mais comme une expérience vivante de l’instant.

Oui, voir, regarder, prendre, ne rien faire qu’écouter. Laisser faire et venir, se laisser envahir, non pas se perdre mais ouvrir les vannes intérieures pour que se lève un pays invisible dans le secret du cœur. Alors, voir encore et dire la transparence de l’instant car tout s’élucide dans l’abandon fertile du regard et de l’attente intime.

Il y faut une certaine intensité, de calme et de silence, pour que s’annonce à l’horizon de l’âme quelque chose qui s’apparente au vent.

Des sonorités encore lointaines et faibles, même pas audibles, que l’on devine, qu’on ne voit pas. On ne sait même pas quels mots émergeront de ce passage étrange entre le monde informe et celui du maintenant.