Rendez-vous (1)

(C’est quelques lignes se rattachent directement aux précédentes, en continuent le déroulé et préparent celles qui seront publiées une autre fois sous le même titre)

…C’est une parole pour soi, mais elle veille. Ça laissera des traces, ça laissera dans l’embarras les quelques uns à qui il se confiera plus tard. Ils ne comprendront pas. Certains diront, c’est comme ça. D’autres ne diront rien. Peut-être qu’il n’y a rien à comprendre. La poésie parle à ce qui, en nous, ne comprend pas, mais pas seulement.

Le petit enfant se se différencie pas tellement de ce qui l’entoure. Le poète non plus. C’est avec l’enfance qu’on écrit. Pas avec le passé. Celle qui fait grandir, comme la poésie. Celle qui met debout, celle qui fait un corps et qui fait corps avec le corps en devenir.

C’est la vie qui devient quelqu’un, c’est quelqu’un qui dit « moi » et c’est ce moi qui mange son chemin dans l’avenir. Ça n’a pas de frontière un moi, c’est dans le monde, c’est dans les autres d’abord puis c’est en nous. Des fois on ne sait plus. Alors on parle et puis l’on vient au monde avec les autres.

Alors s’approche la poésie. Alors une parole monte que personne n’entend sinon ton cœur et que tu gardes comme si tu ne faisais plus qu’un avec le temps.